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Égalité femmes-hommes : où en est l’égalité professionnelle ?

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La parité dans les instances dirigeantes va être renforcée grâce à une nouvelle loi, voté le 12 mai à l’assemblée et présentée au sénat. Une nouvelle loi, vers une nouvelle avancée.

Le Sénat a examiné la semaine dernière la proposition de loi de la députée Marie-Pierre Rixain, qui fixe 40% de femmes dans les comex et les codirs à l’horizon 2030.

Quel changement ?  Chaque femme doit pouvoir, en France, bénéficier des mêmes opportunités que les hommes et ce, indépendamment de son parcours, de son âge ou de sa formation. Cette proposition (Votée à l’unanimité le 12 mai, en première lecture à l’Assemblée nationale) a pour but d’arriver petit à petit à une véritable égalité économique et professionnelle entre les sexes.

Le cabinet KPMG a publié la troisième édition de son étude mondiale Global Female Leaders consacrée aux femmes dirigeantes, qui mesure également cette année l’impact de la crise du Covid-19.

Le télétravail et le confinement ont certes créé un stress supplémentaire pour les femmes, mais 62 % des dirigeantes estiment que le travail à distance a provoqué des changements positifs dans la culture de travail de leur entreprise. Il a permis notamment d’augmenter le potentiel de talents mobilisables, notamment en direction des femmes et un glissement progressif vers un style de management fondé sur la confiance plutôt que sur le contrôle.

Des qualités singulières revendiquées et une parité qui progresse

Interrogées sur les qualités qu’elles ont mobilisées durant la crise afin de s’adapter à la nouvelle réalité, les femmes dirigeantes les classent dans cet ordre : leur capacité à élaborer une pensée stratégique (44 %), la flexibilité et l’agilité (43 %), la capacité à travailler en équipe (42 %) et la résilience (39 %).

En outre, 41 % des femmes dirigeantes estiment que la crise n’aura pas d’impact négatif sur leur carrière et 42 % d’entre elles affirment que leur entreprise a pris récemment des mesures contre le racisme et les inégalités homme-femme qui ont produit des résultats positifs.

Globalement, la crise a plutôt conforté le rôle des femmes dirigeantes, grâce à leur détermination à renforcer les actions en faveur de l’environnement, à leur capacité de communication avec leurs collaborateurs et au nouvel équilibre entre vie professionnelle et vie privée que permettent le travail à distance et les nouvelles technologies

Donc on progresse ? oui mais pas assez et voici quelques chiffres …

Rappel (source The conversation) :

En France, depuis 2011, la loi Copé-Zimmermann relative à la féminisation des conseils d’administration et des conseils de surveillance impose 40 % de femmes au sein de ces conseils pour les entreprises de plus de 500 salariés et de plus de 50 millions de chiffre d’affaires. Selon le Baromètre de la diversité dans les conseils d’administration publié en 2019, toutes les sociétés ont aujourd’hui atteint le seuil de 40 % exigé par la loi Copé-Zimmerman, et pour 30 % d’entre elles, la part des femmes est entre 50 % et 60 %.

Une part de 45% c’est quasiment la parité, mais alors pourquoi y a-t-il besoin il y a tout de même besoin d’une nouvelle loi, qu’est ce qui bloque ? …

Pourquoi besoin d’une nouvelle loi ?

Cette loi Copé-Zimmermann a ses limites : elle vise les instances, c’est-à-dire conseils d’administration et conseil de surveillance, et pas les fonctions.

 Résultat : on s’aperçoit que dans les Comités Exécutifs, c’est-à-dire là où les cadres dirigeants se retrouvent pour piloter au niveau opérationnel, commercial, financier, et surtout mise au point des stratégies… Et bien là, les femmes sont absentes. Or, c’est du comité exécutif que sortent ensuite les Présidents et Directeurs Généraux. Toujours selon le journal « the Conversation » * , sur les 120 plus grosses entreprises du pays, il n’y a plus que 17,5% de femmes et 11 Directrices Générales ou Présidente du Directoire.

Avec cette nouvelle loi, en 2021, les entreprises de plus de 1.000 salariés devront présenter une photo « genrée » de leurs équipes dirigeantes pour qu’on voit s’il y a des femmes ou pas. Ce sera redoutable dans certaines entreprises. En 2027, il devra y avoir 30% de femmes et en 2030, on devra en trouver 40% sinon l’amende pourra aller jusqu’à 1% de la masse salariale.

Un leadership responsable au féminin ?

Cette posture de leadership se fonde sur une relation basée sur des valeurs et des principes éthiques solides entre les dirigeants et les parties prenantes, connectés à travers un sens et un but partagé qui leur permet de s’élever à des niveaux supérieurs de motivation et d’engagement.

Il semble que grâce à leur sens éthique plus prononcé que les hommes, les femmes auraient une meilleure propension à exercer ce style de leadership responsable.

Le journal « the conversation » montre que le leadership responsable suppose un alignement notamment entre les valeurs personnelles du leader et les valeurs de l’entreprise en termes de responsabilité sociétale des entreprises (RSE).

Les femmes porteraient-elles plus naturellement les projets RSE dans l’entreprise ? en effet il s’agit souvent de projets prenant en compte les dimensions environnementales et humaines qui sont au cœur de la représentation des valeurs « féminines » de notre société : protection, éducation, développement.

D’où l’importance de la présence des femmes dans les conseils d’administration !

Par ailleurs des femmes en nombre suffisant dans les conseils envoient à toutes les femmes et notamment aux plus talentueuses de l’entreprise un signal selon lequel il n’existe pas de plafond de verre et qu’il est possible de « faire carrière » jusqu’au sommet !

Restons donc optimistes, on progresse et même si le chemin est encore long, comptons sur l’intelligence collective et les mentalités qui évoluent dans le bon sens à la tête des entreprises… Mais oui, il faut sans doute encore quelques moyens pour aller plus loin et cette loi y participe !

Soyons confiantes et confiants, tout cela va vers une évolution, la création de vocations, ça donne de belles perspectives de carrière aux femmes qui ont du talent. On peut imaginer demain un monde avec une vraie parité, des femmes PDG à la tête d’entreprises dans des domaines comme la Grande Distribution par exemple ..et pas seulement dans le Marketing, la Communication ou les Ressources Humaines.

Le leadership féminin est un enjeu plus que jamais stratégique et il est important de les accompagner à briser le plafond de verre et faire émerger un nouveau modèle de leadership !

Et je citerai Isabelle Bastide, Présidente de PageGroup « Nous ne devons plus attendre. La valorisation et la promotion des femmes à tous les niveaux de l’entreprise est à la fois essentielle et nécessaire. Un plus grand partage des responsabilités, une plus grande diversité dans les instances dirigeantes seront de réels moteurs de la performance des entreprises, nourries de nouvelles idées, manières de penser et d’envisager le changement. Nous sommes toutes et tous responsables ».

* The conversation : média indépendant en ligne et sans but lucratif, proposant des contenus issus de la communauté universitaire 

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